PLAN D'ACCES

CAUE de la Lozère

Rue du Gévaudan

48000 Mende

Tél: 04 66 49 06 55

Fax: 04 66 49 32 70

 

NOUS CONTACTER

Architecture traditionnelle

Architecture traditionnelle

 

L’habitat traditionnel de Lozère obéit à la diversité de ses paysages. Les matériaux des habitations du département se résument en trois mots : granit, calcaire et schiste qui parfois, se marient adroitement.

 

L’Aubrac, la Margeride et le Mont-Lozère sont les terres d’élection du granit.

Mur en pierres - Habitat Lozere - CAUE de la LozèreElles sont situées à une altitude assez élevée variant de 1 000 à 1 500m avec quelques crêtes du Mont-Lozère culminant à 1 700m. Les hivers sont rudes et enneigés avec de forts vents.
C’est donc en fonction de ces éléments climatiques que les hommes ont conçu leur habitat mais aussi en corrélation avec leurs activités.
L’activité principale des terres granitiques du Nord du département et qui perdure encore de nos jours est l’élevage bovin, en raison de la qualité et de la densité des pâturages.

 

La permanence des contraintes climatiques et la continuité des activités de l’élevage entraînent la conservation de la structure générale du mode d’habitation, même si des progrès l’ont améliorés.

 

Les bâtiments d’habitation sont en même temps des bâtiments d’exploitation.

 

Les hameaux vivaient en quasi-autosubsistance.
La maison-type est à demi-enterrée dans le sol du côté nord et oriente sa façade au sud ou à l’est pour profiter d’un ensoleillement maximal. Elle utilise la pente pour accéder aux différents niveaux de plain-pied. Deux types d’organisation des bâtiments sont en vigueur : le modèle en ligne ou en L. Dans le premier cas, l’étable et le logis au rez-de-chaussée sont dans le prolongement l’un de l’autre, sous le même toit et séparés par une cloison de bois, par des lits clos ou un mur de refend. La salle commune bénéficiait d’un apport calorique important entre la chaleur dégagée par les animaux d’un côté et la grande cheminée de l’autre.
Au-dessus de l’étable, il y avait le fenil ou la grange. Dans le prolongement de la grange, les combles permettaient de stocker la nourriture et les semailles.
Lorsque les bâtiments sont disposés en L, le logis et la grange-étable forment une équerre que viennent parfois refermer un bâtiment complémentaire, un mur de clôture et un grand porche en pierre taillée.

 

Contraintes techniques :

 

En raison du poids du granit les constructions ne comptent pas plus de deux étages. Les fenêtres sont souvent dans le même alignement, de petite taille et encadrées d’un gros appareillage.

Les murs sont composés de deux parements avec un remplissage de « tout-venant » et enduits d’un film d’argile afin d’en assurer l’étanchéité. La largeur des murs (1.30m à la base) décroît jusqu’en haut avec un retrait au niveau de chaque plancher.
Les blocs d’assises et d’angles sont particulièrement volumineux.
Les lauzes sont clouées ou fixées par des pitons de bois.

Sur le Mont-Lozère, les lauzes étaient remplacées par un toit de chaume encore visible dans les habitations appartenant à l’écomusée du Mont-Lozère.

 
Refuge Saint Roch - Architecture Lozere - CAUE de la LozèreL’inclinaison du toit toujours à deux pentes augmente avec l’altitude, pouvant atteindre 70 à 110 % en Margeride Nord et Aubrac, en raison de l’enneigement et de l’importance des précipitations (1 000 à 1 500 mm/an).

L’unité des constructions de granit témoigne d’un mode de vie, d’une activité, mais aussi de la dextérité à manier une roche aussi dure à tailler. Pour agencer des pierres où tout repose sur une seule loi : l’équilibre des forces et des poussées.