La région des Causses se caractérise par le calcaire et le paysage de steppe qui en dérive.

Ces hauts plateaux sont entaillés par de profondes vallées telles que la vallée du Lot mais surtout les Gorges du Tarn et de la Jonte qui marquent fortement la topographie.

Portail du four

La pluviométrie annuelle dépasse 850 mm mais, c’est une apparence de sécheresse qui règne, car l’eau fuit à travers les failles du calcaire et ressort sous forme de sources vauclusiennes entre les vallées, drainée par des galeries souterraines. La faible amplitude du relief a cependant ménagé des cuvettes où se concentre le produit des érosions successives formant un sol fertile pour les cultures, on les nomme « dolines ».
Les cultures modestes ont cédé la place depuis près de deux siècles à l’élevage extensif des brebis pour la production de lait nécessaire à la fabrication d’un célèbre fromage : le Roquefort.

Les villages des Causses se situent en bas de pente, sur la limite entre les terres cultivées et les parcours à moutons. Nichée au creux d’un versant l’habitation est ainsi protégée du vent du nord et s’ouvre au soleil sur ces autres faces. De plus, l’appui à la pente permet de disposer d’un accès de plain-pied à l’étage.
Hormis l’utilisation de la pierre calcaire, l’habitat caussenard se caractérise par l’utilisation systématique de la voûte.

L’homme a composé des bâtiments de voûtes en plein cintre, en anse de panier, en berceau surbaissé ou brisé, en voûte d’arêtes pour palier l’absence de bois du plateau.

Les fonctions d’habitations et d’exploitations sont réunies dans un même bâtiment qui s’élève sur trois niveaux.

  1. Le rez-de-chaussée qui abrite la bergerie est bâti d’une voûte cintrée, souvent très plate, permettant d’atteindre une assez grande largeur. Cette dernière était généralement recouverte d’un dallage de pierres servant ainsi de sol à la pièce d’habitation.
  2. Les deuxième et troisième niveaux de la maison sont recouverts d’une seule et même voûte. Celle-ci en arc brisé permet d’obtenir un grand volume divisé par des planchers, afin d’y aménager les différents étages. La poussée oblique qu’exerce cette haute voûte équilibre la pression horizontale du rez-de-chaussée.

Le calcaire abondant sur place est facilement exploitable en raison de sa présentation en lits.


Pour édifier les voûtes la mise en place d’un cintre en bois est nécessaire.
L’aménagement des ouvertures est délicat car il risque de perturber la cohérence de l’édifice où chaque pierre ne tient que grâce à la poussée de ses voisines.
La couverture de l’habitation est réalisée avec des lauzes, pierres plates de calcaire, placées sur la voûte recouverte préalablement de granulats afin d’obtenir un plan régulier. Les lauzes calées par des pierres et de l’argile n’ont pas besoin d’autres moyens de fixation en raison de la faible pente des toits et du poids qu’elles exercent mutuellement.

La lauze

Elle autorise la jonction de toitures même complexe, en réalisant des noues avec une large ouverture. Les pignons, indépendants des voûtes, permettent d’aménager plus facilement des ouvertures.
La couverture pèse en moyenne 250 kg au m2
La cheminée maçonnée est recouverte d’une plaque posée sur quatre ou six plots et maintenue par une pierre dressée.
L’ensemble de l’édifice repose sur des murs de 1.80 m d’épaisseur au rez-de-chaussée à 1.20 m aux combles. La façade de la maison doit refléter la personnalité et le rang social de la famille propriétaire. Outre le rythme donné par les pignons de façade, l’escalier et la terrasse confèrent à l’habitation son style caussenard.
La terrasse est généralement construite sur une voûte qui abrite l’entrée de la bergerie. Elle peut parfois prendre la forme d’un balcon couvert ou même évoluer en une galerie avec colonnade. La maison est alors nommée « Aragonaise ».

Vous pouvez voir un magnifique exemple de maison Aragonaise au Massegros et aux Monziols.

La citerne recueille toutes les eaux de pluies drainées par les chenaux de bois, élément vital dans un environnement dépourvu de sources. Le troisième étage abrite dans des coffres le grain ainsi mis à l’écart des rongeurs et le charnier. Au XIXe siècle, des chambres seront aménagées dans ces combles se trouvant ainsi plus à l’écart de la salle de vie commune. Quelques bâtiments annexes complètent le dispositif de la ferme. Il s’agit de la grange (à l’écart en raison du risque d’incendie), du four à pain, du pigeonnier, de l’étable, tous construits sur le principe de la voûte. Un mur en pierre sèche referme l’espace donnant naissance à une grande cour qui, dallée, servait d’aire à battre. L’homme a su surmonter le handicap d’absence d’eau et a trouvé en la voûte un élément particulièrement bien adapté à sa condition de vie. La voûte incombustible est idéale en un pays dépourvu de sources, de plus elle pare efficacement le froid et restitue au logis la chaleur. Une promenade à la ferle de Hyelzas vous apprendra encore d’autres secrets sur la subtilité de ces constructions.

Au XIXe siècle, des chambres seront aménagées dans ces combles se trouvant ainsi plus à l’écart de la salle de vie commune. Quelques bâtiments annexes complètent le dispositif de la ferme.

Il s’agit de la grange (à l’écart en raison du risque d’incendie), du four à pain, du pigeonnier, de l’étable, tous construits sur le principe de la voûte.Un mur en pierre sèche referme l’espace donnant naissance à une grande cour qui, dallée, servait d’aire à battre. L’homme a su surmonter le handicap d’absence d’eau et a trouvé en la voûte un élément particulièrement bien adapté à sa condition de vie. La voûte incombustible est idéale en un pays dépourvu de sources, de plus elle pare efficacement le froid et restitue au logis la chaleur. Une promenade à la ferle de Hyelzas vous apprendra encore d’autres secrets sur la subtilité de ces constructions.

habitat traditionel cévenol